Nuit Européenne des musées

LA NUIT DES MUSÉES AU PROCHE-ORIENT / VESUNNA

Samedi 20 mai de 20h30 à minuit / GRATUIT

En partenariat avec le Festival Printemps au Proche-Orient (du 15 mai au 3 juin 2017)

En 2016, l’exposition « Vesunna / Palmyre » déclenchait  la surprise par tant de similitudes entre Proche-Orient et Occident antiques.  L’Empire romain, lien historique entre ces territoires aurait pu disparaitre de la mémoire collective. Pourtant au début du 20e siècle, il réapparait à la lumière des travaux des occidentaux.

« Archives des sables, de Palmyre à Carthage»

En collaboration avec la Bibliothèque orientale de l’Université Saint-Joseph (Beyrouth), le Laténium de Neuchâtel (Suisse) ressuscite une époque pionnière de prospections archéologiques au Levant, lorsque la Syrie et le Liban étaient sous mandat français.
Cette exposition suit les traces d’un aventurier de l’Entre-deux-guerres, à la fois missionnaire, explorateur, géographe, inventeur, aviateur et photographe passionné d’archéologie: le père Antoine Poidebard.

Vesunna présente une partie de l’exposition. Les photographies seront présentées sous la forme de projections intégrées au site-musée Vesunna lors de la soirée du 20 mai 2017.

Les photographies d’Antoine Poidebard sont une des clés pour comprendre comment le patrimoine antique du Proche et Moyen-Orient a pu devenir une cible privilégiée de l’obscurantisme et du rejet de l’Occident.

Dans le contexte colonial et malgré la bonne foi des premiers archéologues, les populations locales n’ont pas intégré l’Antiquité comme un moment de leur histoire.

Pourtant une douloureuse redécouverte s’opère aujourd’hui. A Palmyre ou dans d’autres sites, les sauvetages les plus importants des vestiges archéologiques ne sont le fait d’aucune coalition militaire mais bien celui des populations locales qui en les cachant, ont sauvé du pillage certains vestiges.

L’archéologie tente encore aujourd’hui de redonner corps à ce passé commun, pour en faire un pont entre les hommes d’hier et de demain.

> Cette Nuit des musées au Proche-Orient fera également l’objet de découvertes culinaires. Pour cela, le chef Dominique Mazeau animera deux ateliers cuisine le samedi 20 mai de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00, à la filature de l’Isle, avec pour objectif de mêler la cuisine libanaise avec les influences périgourdines. Cette rencontre des saveurs sera ensuite proposée à la dégustation lors de l’ouverture de la soirée (Renseignement et inscription au 06.08.52.12.87)

Dans le cadre du dispositif « La classe, l’œuvre », les collégiens des établissements Leroi-Gourhan du Bugue, Bertran de Born et St Joseph de Périgueux présenteront le résultat de leurs projets menés autour des collections de Vesunna et en lien avec l’antiquité occidentale et orientale.  Du roman-photo au récit de voyages les élèves joueront le rôle de passeurs d’une rive à l’autre de l’Empire.

> L’occasion est donnée au festival de provoquer la rencontre entre deux musiciens qui, le temps de cette soirée, viendront mêler leurs sonorités, leurs cultures. Cette année, carte blanche au flutiste périgourdin Sylvain Roux et Hareth Mhedi, oudiste syrien.

Flûtiste de formation, Sylvain Roux pratique les musiques médiévale, Renaissance, baroque et classique de 1970 à 1980. Sa participation à la Compagnie Bernard Lubat, de 1990 à 2000, lui permet de côtoyer sur scène de nombreux musiciens dont André Minvielle et Michel Portal.

Afin d’explorer de nouvelles pistes artistiques, il crée, en 2004, la Compagnie Au pas du boeuf qui lui permet de naviguer entre musiques traditionnelles, électroacoustiques,

contemporaines et improvisées.

Il est professeur au Conservatoire Municipal de Musique de Périgueux où il enseigne les musiques traditionnelles et improvisées ; il se spécialise aussi dans le Soundpainting.

Il est également directeur artistique de L’insoliste, lieu de formation, de recherche et de diffusion qu’il crée, en 2006, en Dordogne.

Hareth Mhedi est compositeur de oud. Il évolue en Turquie pendant plusieurs années avant d’arrivée en France, réfugié politique.

Ce jeune musicien syrien porte le son d’un pays ancien et beau. Traversé par les échos de la guerre à laquelle il a survécu, il nous apporte la mélodie de la vie !